Publication guidée
Un tunnel en cinq étapes calcule le coût en temps réel, catégorie par catégorie, et enregistre un brouillon à chaque étape. Une entrée « Sonstiges » dans chaque famille laisse décrire un besoin que le catalogue n'a pas prévu.
Dorian Laroche Faleu · Développeur web et mobile · Buea, Cameroun
Étudiant en troisième année à l'Université de Buea et développeur chez Cestad Consulting. Quatre projets que j'ai conçus tournent aujourd'hui en ligne. Deux ont été livrés à un client allemand : une place de marché qui encaisse des paiements et émet des factures conformes, et une plateforme d'examen pour une certification technique allemande. Les deux autres sont mes produits : une plateforme SaaS multi-clients que des agences revendent sous leur marque, et une solution de commerce mobile ouverte à quatre-vingt-trois pays.
Projet client · Allemagne
Une place de marché à deux faces, développée pour un client allemand : des particuliers et des entreprises publient une mission, des étudiants postulent, la plateforme encaisse, prélève sa commission et reverse. Conception et développement complets, du schéma de base de données à la mise en ligne. En ligne sur studenten-jobportal.de.
Le site est en ligne : studenten-jobportal.de
Un étudiant qui cherche quelques heures payées et un particulier qui a besoin d'aide pour un déménagement se trouvent difficilement. Les petites annonces ne garantissent ni le paiement, ni l'identité, ni le recours en cas de litige. Les deux camps prennent un risque qu'aucun des deux n'a les moyens d'assumer.
Un tunnel en cinq étapes calcule le coût en temps réel, catégorie par catégorie, et enregistre un brouillon à chaque étape. Une entrée « Sonstiges » dans chaque famille laisse décrire un besoin que le catalogue n'a pas prévu.
Stripe Connect en charges destinées : le client paie, l'argent n'est reversé à l'étudiant qu'après validation. Les webhooks sont idempotents — un même événement rejoué ne crée jamais un second virement.
Adresses e-mail, téléphones et liens restent invisibles dans la messagerie tant que la réservation n'est pas confirmée. Sans cela, les deux parties contournent la plateforme et personne n'est plus couvert.
Factures PDF générées en mémoire avec les mentions du § 14 UStG : TVA à 19 %, date de prestation, numérotation continue. Aucun binaire externe, donc aucun hébergeur exclu.
Pièce d'identité et certificat de scolarité déposés dans un espace privé, contrôlés à la main. Une photo de profil est exigée des étudiants : qui entre chez quelqu'un montre son visage.
Quinze écrans : modération, attribution, remboursements, litiges, rédaction du blog, journal d'audit. Chaque action sensible exige un motif écrit et laisse une trace.
Le middleware filtre les routes, des gardes serveur vérifient chaque action, et les politiques RLS de PostgreSQL rejouent les mêmes règles dans la base. Une faille dans une couche ne suffit donc pas : la base refuse ce que le code aurait laissé passer.
Missions, candidatures et réservations suivent des transitions déclarées et testées. L'interface n'affiche un bouton que si la transition est permise — elle ne propose jamais ce que le serveur refuserait.
Les montants sont stockés en centimes, les taux en pour mille. Aucun flottant ne
touche à un euro : une commission de 12,5 % s'écrit 125, et le total
recalculé donne toujours le même résultat.
Le marché visé impose ses propres règles, et les ignorer coûte cher. Le site respecte le salaire minimum en vigueur, affiche un Impressum conforme au § 5 DDG, applique le droit de rétractation, prévoit les déclarations fiscales des plateformes (PStTG) et héberge ses données à Francfort — aucun transfert hors Union européenne à documenter.
Projet client · Allemagne
Une plateforme d'apprentissage pour les professionnels allemands du génie technique du bâtiment. Son cœur est un simulateur d'examen conforme à la norme DIN 14675, qui régit les installations d'alarme incendie et d'alarme vocale — un domaine où la certification conditionne le droit d'exercer. En ligne sur tga-elektrotechnik.de.
Se préparer à une certification DIN 14675 se fait à coups de classeurs et de questionnaires papier. Le candidat révise sans jamais savoir où il en est : il découvre ses lacunes le jour de l'examen, quand il est trop tard. Et les supports existants sont dispersés entre normes, notices de fabricants et documents internes d'entreprise.
Soixante-dix questions, quatre-vingt-dix minutes — les conditions réelles de l'épreuve. Le chronomètre fait partie de l'exercice : réviser sans contrainte de temps ne prépare pas à l'examen que l'on passe.
Le candidat lance une simulation immédiatement, sans créer de compte. Chaque formulaire d'inscription placé avant la valeur fait partir des visiteurs — et impose des obligations sur des données que rien n'oblige à collecter.
Le résultat tombe à la fin de la série, question par question. Un test dont on ne connaît pas la correction n'apprend rien ; c'est la justification de la réponse qui fait progresser.
Électrotechnique et génie climatique ont leurs propres parcours. Un technicien qui prépare une certification n'a pas à traverser la matière d'un métier voisin pour trouver la sienne.
Une section de fond et des articles techniques accompagnent les simulations. C'est aussi ce qui rend le site trouvable : les praticiens cherchent des réponses précises, pas une page de présentation.
Une section marchande avec panier complète la plateforme, adossée au même socle que le reste du site — pas une boutique externe greffée, donc une seule identité visuelle et aucun second outil à maintenir.
Le site présente un Impressum et une déclaration de protection des données, tous deux accessibles depuis le pied de page — les deux pages qu'un site commercial destiné au marché allemand doit rendre disponibles.
Produit · Plateforme SaaS multi-clients
Une plateforme que des agences web revendent sous leur propre marque : chacune ouvre un espace par client final, y dépose les informations de ce client, et pose une balise sur son site. L'assistant répond aux visiteurs à partir de ces seules informations, les qualifie, recueille leurs coordonnées avec consentement, et passe la main à un humain dès qu'il n'a pas de réponse validée. Conception et développement complets. En ligne sur www.leadklar.com.
Une agence web sait vendre un site, pas construire une infrastructure conversationnelle. Et les assistants génériques du marché ont un défaut rédhibitoire pour ses clients : ils inventent. Un tarif approximatif ou une condition de financement imaginée engage l'entreprise qui affiche l'assistant, pas l'éditeur qui l'a fourni.
L'assistant ne répond qu'à partir de fragments validés, qu'il cite. Sans source, il l'admet et propose un conseiller plutôt qu'une approximation. Vérifié en production : interrogé sur un financement absent de sa base, il refuse de le confirmer.
Agences et espaces clients sont isolés par des politiques RLS appliquées dans la base elle-même. Une agence qui demande l'espace d'une autre reçoit un 404, pas une page vide : l'existence même de la ressource ne lui est pas révélée.
Une seule balise à coller. Le script fait 5 Ko, sans dépendance, et n'ouvre l'iframe qu'au premier clic. Les origines autorisées sont déclarées par espace : une balise copiée sur un autre site ne s'affiche pas.
Aucune coordonnée n'est enregistrée sans accord explicite du visiteur, horodaté. Les empreintes d'adresse IP sont tronquées puis hachées : suffisant pour limiter les abus, insuffisant pour réidentifier une personne.
Abonnements Stripe avec webhooks signés, quotas d'espaces par palier, et ouverture manuelle d'accès pour les accords réglés par virement. Un impayé referme les droits sans supprimer les données.
Journal d'audit horodaté, suivi du coût de traitement par espace avec plafond journalier, webhooks sortants signés et leur journal de livraison, relance automatique des échecs.
La sortie n'est pas du texte libre que l'on analyse ensuite : elle est contrainte à un schéma JSON côté serveur. Le degré de confiance, les fragments cités et la demande de transfert humain sont des champs typés, pas des phrases à interpréter.
Le CSS du site hôte ne peut pas l'atteindre, et ses appels restent de même origine.
L'autorisation d'affichage est portée par l'en-tête frame-ancestors,
calculé par requête selon les origines déclarées pour cet espace.
Jetons consommés, latence et coût estimé sont enregistrés message par message. Un plafond journalier par espace coupe la dépense avant qu'un site à fort trafic ne la fasse déraper — le tarif ne dépend pas de la bonne volonté du visiteur.
Produit · Commerce mobile, 83 pays
Une plateforme où un commerçant ouvre sa boutique en ligne en trente minutes, depuis son téléphone : il dépose ses produits, partage un lien, et reçoit les commandes sur WhatsApp. Chaque boutique porte le logo, la couleur et le nom de son propriétaire — pas ceux de la plateforme. Conception et développement complets, du modèle de données à la mise en ligne. En ligne sur baobay.org.
Au Cameroun, le commerce se fait sur WhatsApp. Le vendeur publie ses articles en photo, le client demande chaque prix un par un, envoie sa commande en texte libre, et le vendeur recopie tout à la main. Les solutions existantes coûtent le prix d'un site sur mesure — hors de portée de quelqu'un qui vend des vêtements ou des repas.
Le commerçant choisit une couleur ; toutes les nuances en sont dérivées avec un contraste vérifié, jusqu'à la teinte de la barre du navigateur. Son nom est le titre de l'onglet, son logo le favicon. La plateforme n'apparaît qu'en pied de page.
L'abonnement suit le pouvoir d'achat du marché, pas un taux de change : 5 000 FCFA au Cameroun, 1 000 shillings au Kenya, 14,90 € en France. Un prix unique converti serait inabordable ici et dérisoire ailleurs.
Soixante-douze moyens de paiement, proposés dans l'ordre d'usage local : M-Pesa d'abord au Kenya, Pix au Brésil, UPI en Inde. Proposer « Visa » en premier à Nairobi serait aussi incongru que proposer M-Pesa à Paris.
Pendant que le commerçant remplit le formulaire, une maquette de sa vitrine se construit à côté : le nom, l'adresse, le logo et la couleur s'y appliquent en direct, calculés par le serveur — jamais par une seconde formule qui divergerait.
Réduction côté serveur, au point de passage unique de tout envoi : 1,8 Mo devient 247 Ko. L'orientation EXIF est appliquée, et les coordonnées GPS que les téléphones inscrivent dans les photos sont retirées avant publication.
Un son, un bandeau et un compteur sur le titre de l'onglet — ce que voit un commerçant passé sur WhatsApp. La notification à distance exigerait une entreprise vérifiée ; c'est la meilleure alerte possible sans aucun document.
Chaque somme est un entier dans la plus petite unité de sa monnaie : centimes pour l'euro, francs pour le FCFA qui n'a pas de subdivision. Cette règle a permis d'ouvrir à soixante et une devises sans réécrire une seule ligne de données existante — le FCFA n'ayant pas de décimale, les montants déjà enregistrés restaient exacts.
Les moyens de paiement étaient cinq booléens — MTN, Orange, Airtel, carte, livraison. Ils sont devenus des codes texte adossés à un catalogue de quatre-vingt-trois pays. Ajouter M-Pesa ne demande plus de migration de base, et la conversion depuis les anciennes colonnes se fait boutique par boutique, sans réécriture massive.
Une boutique supprimée disparaît du public et du plan du site, mais ses commandes et ses paiements restent en base. Les effacer priverait le commerçant de ses justificatifs en cas de litige et briserait les références de sommes déjà encaissées et comptabilisées.
Le produit visait un marché où la connexion est chère et le téléphone est le seul ordinateur. Les photos sont donc réduites dans le navigateur avant l'envoi, et de nouveau sur le serveur pour que rien n'y échappe. L'interface reste utilisable sur un écran de 320 pixels, et l'encaissement peut se faire à la main tant que l'immatriculation nécessaire aux agrégateurs de paiement n'est pas obtenue — une contrainte réglementaire locale qui décide du calendrier bien plus que la technique.
Savoir-faire
Parcours
Je suis en troisième année à l'Université de Buea, au Cameroun, et je travaille comme développeur web et mobile chez Cestad Consulting. Je conçois et réalise des applications de bout en bout : le schéma de la base, la logique métier, l'interface, les tests, puis la mise en ligne.
Ce qui m'intéresse dans un projet, ce n'est pas d'empiler des écrans, mais de faire tenir les règles : un paiement qui ne part qu'une fois, une autorisation que la base refuse même si le code se trompe, une facture qui reste conforme quand la loi l'exige.
Je travaille à distance, pour des clients européens comme africains. Je suis ouvert aux missions freelance et aux collaborations longues.
Les trois produits présentés plus haut ont été menés seul, de la modélisation de la base jusqu'à la mise en ligne : schéma et politiques de sécurité, logique métier, interface, tests, déploiement continu, nom de domaine et messagerie transactionnelle. Dans chaque cas, ce sont des systèmes qui manipulent de l'argent ou des données personnelles — le genre de code où une erreur se voit.
Contact
Une question sur le projet, une proposition, une collaboration : écrivez-moi, je réponds sous un jour ouvré.